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Aujourd’hui j’ai envie de partager avec vous ma toute dernière invention en patisserie.
Comme mes filles peuvent en témoigner, j’ai du mal à faire deux fois la même recette à l’identique. Pourquoi ? Parce que j’ai toujours une idée qui me pousse à experimenter et à l’améliorer.

Mes amis me demandent souvent de faire mon classique gâteau Maria Schnitten, un gâteau d’origine autrichienne avec une recette que nous avons gardée précieusement depuis quatre générations dans ma famille. La particularité de ce gâteau est une pâte aux noisettes sans farine et une crème épaisse au chocolat noir. Il est très bon, mais cette fois j’ai envie de quelque chose de nouveau. Et me voilà avec ma nouvelle recette sur le blog.

J’ai fait une nouvelle pâte aux noisettes, à mi-chemin entre la pâte de la recette sus-mentionnée et une pâte de macaron.
4 blancs d’œuf montés fermes, auxquels j’ai ajouté la moitié de la quantité du sucre et continué de battre jusqu’à obtenir une surface lisse et luisante.
J’ai ajouté 2 jaunes, blanchis avec le reste du sucre (en tout 80 g sucre brun).
vanille
1/2 sachet levure chimique mélangée avec 100 g noisettes en poudre, pour une répartitions plus homogène.
J’ai versé la pâte dans un moule en silicone et je l’ai mis au four à 160° pendant 15 minutes.
Une fois refroidie, je l’ai coupée délicatement en deux à l’horizontale, avec mon magnifique couteau coréen, grand et fin et surtout très aiguisé.

Ma nouvelle crème à l’orange a comme point de départ ma sauce de framboises maison (je l’avais créé pour mon strudel aux pommes, pour qu’il soit moins sec). Avec du jus d’oranges fraîchement pressé, elle est légère et, sans fausse modestie, très, mais très, très bonne ! (Franchement, il faut que j’arrête de la goûter si je veux vraiment présenter ce gâteau à mes amis).
200 ml jus d’orange fraîchement pressé (4 oranges ?)
2 jaunes d’œuf
80 g sucre brun
zeste d’une orange
1 sucre vanillé
1 cuillère rase de maïzena
On mélange tout et on fait cuire à la bain-marie jusqu’à ce que la sauce soit épaisse. On la laisse refroidir tout en la mélangeant de temps en temps, pour qu’elle ne fasse pas de croûte.
Quand elle est totalement froide, on la mélange doucement avec 300 ml crème fraîche, montée en chantilly.

OK, maintenant passons à la phase “construction/assemblage”: je pose doucement la première tranche de la pâte sur une belle assiette (j’ai besoin d’un espace d’environs 3 cm autour), je la couvre avec un peu moins de la moitié de la crème.
Et hoppla ! la deuxième tranche de pâte. Ensuite je couvre tout le gâteau dessus et sur la partie latérale avec le reste de la crème.
Pour lui donner un aspect festif, une fois la crème bien lisse, je décore mon gâteau de rondelles d’orange (j’ai utilisé deux oranges que j’ai coupé en tranches d’une épaisseur de 3 mm; je les ai laissé s’égoutter sur une assiette après les avoir couvertes d’un peu de sucre glace).
Comment les fixer, car je dois emmener mon chef d’oeuvre chez mes amis où j’irai dîner ce soir ? Emballage, transport – faut que l’aspect soit tout aussi impeccable à l’arrivée qu’au départ !
Aller, une dernière invention : un glaçage à base de jus d’orange, sucre et un peu de gélatine.
60 ml jus d’orange frais
1 cuillère de sucre brun
Je fais cuire et j’ajoute 3 feuilles de gélatine alimentaire (précédemment trempées dans de l’eau froide et essorées). Je laisse refroidir pour que mon glaçage s’épaissit et je couvre toute la surface du gâteau. Je le mets au frigidaire jusqu’à ce soir ! Ainsi il deviendra plus ferme et les jus de la crème pénétreront la pâte.

Oui, je suis assez fière de moi aujourd’hui. Il a de la gueule et il est bon ! Je sais que mes amis seront ravis!